Le sourcing IT fragmenté : comment les entreprises naviguent entre internes et externes

Astro Documentation

La transformation numérique a profondément remodelé la manière dont les entreprises recherchent, sélectionnent et mobilisent les compétences IT. Pendant longtemps, les directions informatiques se reposaient principalement sur deux piliers : les équipes internes et les ESN. Mais en 2025, ce modèle a explosé sous l’effet de trois dynamiques majeures : la pénurie de compétences, l’arrivée de technologies extrêmement spécialisées et l’accélération des attentes business.

Résultat : le sourcing IT est devenu un paysage éclaté, fragmenté, où les entreprises combinent simultanément talents internes, freelances spécialisés, ESN, cabinets d’expertise et plateformes digitales. Non pas par choix idéologique, mais par nécessité opérationnelle.

Ce nouvel équilibre est plus agile, plus riche… mais aussi plus complexe. Les organisations se retrouvent aujourd’hui face à un défi inédit : non plus trouver la compétence, mais savoir orchestrer un écosystème de compétences multiples.

Un marché en tension qui pousse à multiplier les sources d’expertise

Le premier facteur de fragmentation tient à la pénurie structurelle de profils IT. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de la moitié des recrutements IT sont jugés difficiles, et les métiers du cloud, de la cybersécurité ou de la data connaissent des tensions extrêmes. La formation n’alimente pas suffisamment le marché, et les profils les plus pointus préfèrent souvent le freelancing ou l’expatriation.

Face à cet écart, les organisations ne peuvent plus compter exclusivement sur l’interne. Elles diversifient leurs leviers, explorent de nouveaux viviers, et utilisent les ESN ou les plateformes comme relais immédiats pour accéder à des profils difficiles à attirer en CDI.

À cela s’ajoute un deuxième phénomène : la spécialisation accélérée des technologies. L’émergence de l’IA générative, l’explosion des outils d’observabilité, le développement des architectures cloud natives ou encore l’essor des pratiques FinOps créent des besoins d’expertise très pointus. Aucun service RH, aucune DSI ne peut anticiper ou internaliser tous ces métiers en temps réel. D’où un recours croissant à des experts externes, disponibles rapidement et pour une durée limitée.

Enfin, le rythme de la transformation numérique impose une pression considérable. Les projets ne peuvent plus attendre un recrutement interne de plusieurs mois. Les entreprises ont besoin d’experts mobilisables en quelques jours, ce que permettent précisément les freelances, les ESN et les plateformes spécialisées.

Un écosystème de sourcing devenu pluriel

Les équipes internes restent le socle indispensable. Elles assurent la continuité, la pérennité et la connaissance historique du système d’information. Mais elles n’ont ni la bande passante ni le niveau de spécialisation pour couvrir l’ensemble des besoins. Les freelances, eux, apportent une compétence très ciblée, une autonomie forte et une réactivité que les entreprises plébiscitent. Les ESN jouent pour leur part un rôle fondamental dans la mise en place de dispositifs plus larges, structurés, mobilisant plusieurs experts autour d’un projet ou d’une transformation.

Les plateformes comme Opteamis complètent ce modèle : elles fluidifient l’accès au marché, apportent une transparence tarifaire, centralisent les profils disponibles et permettent aux entreprises de trouver en quelques clics les compétences rares dont elles ont besoin. Elles deviennent un outil de pilotage du sourcing, mais aussi un moyen de sécuriser la qualité des missions et des consultants engagés.

Ce nouvel “écosystème sourcing” n’est pas un paysage de substitution. Il est devenu un paysage combiné, où chaque acteur occupe une fonction spécifique, complémentaire aux autres. Les entreprises les plus matures ne cherchent plus à choisir entre interne ou externe, entre ESN ou freelances. Elles orchestrent l’ensemble de ces ressources pour créer la meilleure combinaison possible selon leurs contraintes, leurs délais et leurs priorités technologiques.

La complexité croissante du pilotage : le revers du sourcing multi-acteurs

Cette diversification a cependant un coût : celui de la complexité organisationnelle. Les DSI doivent gérer des contrats multiples, des niveaux d’engagement variés, des modes de collaboration hétérogènes et des compétences réparties dans différentes entités. Cela crée parfois un manque de cohérence dans les pratiques, les outils et les standards de qualité.

Un autre défi émerge : la capitalisation des connaissances. Lorsque plusieurs prestataires se succèdent sur un même périmètre, il devient essentiel de garantir que les informations, les bonnes pratiques et les savoir-faire ne disparaissent pas à chaque changement de ressource. Sans cela, les entreprises s’exposent à un risque de volatilité technique et de perte de continuité.

La gouvernance devient elle aussi plus exigeante. Avec des consultants internes, externes, freelances ou issus d’ESN, il faut assurer un alignement permanent sur les priorités, les méthodes de travail, la sécurité, la documentation et les processus. Cela nécessite une coordination rigoureuse, souvent soutenue par des outils centralisés ou des plateformes de pilotage.

Vers un modèle hybride, plus structuré et plus stratégique

Les organisations les mieux préparées ne cherchent pas à réduire cette diversité, mais à la structurer. Elles internalisent les fonctions les plus stratégiques : architecture, gouvernance, cybersécurité, pilotage data. Elles externalisent ponctuellement les compétences pointues nécessaires à certaines phases des projets. Elles s’appuient sur les ESN pour les initiatives d’envergure et utilisent les plateformes pour accéder à des experts très spécifiques ou pour accélérer leur sourcing.

Peu à peu, un modèle se dessine : celui d’un sourcing hybride, dans lequel les entreprises construisent une cartographie claire des compétences clés, celles qu’elles veulent conserver, celles qu’elles doivent externaliser, et celles qu’elles activent ponctuellement. Elles deviennent capables de piloter leur écosystème de ressources comme un portefeuille, en arbitrant selon les délais, la criticité, le niveau d’expertise requis ou les objectifs stratégiques.

Dans ce schéma, les plateformes comme Opteamis jouent un rôle central : elles permettent de donner de la visibilité sur l’offre du marché, d’optimiser les délais de sourcing, de sécuriser la qualité des profils et de fluidifier la collaboration entre les entreprises et l’ensemble des acteurs externes.

Le sourcing IT ne redeviendra jamais simple. Les enjeux technologiques évoluent trop vite, les compétences se spécialisent trop fortement, et le marché reste trop tendu pour qu’un seul modèle suffise.

La force des entreprises en 2025 ne réside plus dans la capacité à “tout internaliser”, ni à “tout externaliser”. Elle repose sur leur aptitude à construire une stratégie de sourcing cohérente, pilotée, documentée, capable de tirer parti de la richesse des expertises disponibles sur le marché.

Les organisations qui réussiront seront celles capables de transformer cette fragmentation en un véritable levier d’agilité et de performance. Et dans cet environnement complexe, les plateformes comme Opteamis deviennent le point d’ancrage qui permet aux DSI et aux directions achats de garder la maîtrise, de sécuriser leurs projets et d’accélérer leurs transformations.