Plus que jamais, le poste de développeur est devenu incontournable dans une entreprise que cette dernière ait recours à cette ressource via une prestation informatique ou une embauche salariale. Opteamis vous propose de découvrir notre désormais classique fiche signalétique du métier, avec quelques conseils pour rester sur ce marché très porteur mais concurrentiel des nouvelles technologies.

Autres appellations du métier :

Analyste-programmeur, analyste fonctionnel, analyste informatique, concepteur informatique, ingénieur logiciel, ingénieur concepteur / réalisateur, informaticien d’application, web développeur, développeur back office, développeur back-end.

Cœur de métier :

Le développeur informatique, de niveau technicien (Bac+2) ou ingénieur (Bac+5), assure l’écriture des lignes de code (programmation) en vue de la conception et l’installation d’un logiciel ou la mise en ligne d’un site Internet. Il peut aussi intervenir en réécriture du langage existant pour faire évoluer un site ou un outil de gestion.

Dans le domaine de l’informatique de gestion, il développe des applications informatiques utilisées par les services fonctionnels d’une entreprise : finances, comptabilité, commercial, gestion des stocks…Alors que dans le domaine de l’informatique industrielle, il conçoit des applications destinées à la recherche scientifique, à la production industrielle ou aux améliorations techniques de produits existants.

                                                                                                    Ses missions :

Généralement sous la conduite d’un chef de projet, il assure les phases suivantes du projet :

– Phase de conception : cette étape est primordiale puisque c’est celle qui détermine l’envergure du projet technique : ressources techniques, humaines, délais et budget.

Il s’agit ici de bien comprendre techniquement les besoins du client en les traduisant dans un cahier des charges. Cette analyse des besoins doit prendre en compte les contraintes techniques existantes (sécurité des systèmes d’information, confidentialité des données) mais aussi les bonnes pratiques de codage en vigueur.

A l’appui de ces éléments, il émet ses préconisations techniques.

– Phase de développement / programmation : c’est à ce moment que tel un musicien, il écrit sa partition dans le langage informatique préconisé.

Parallèlement, il décrit en détail les spécificités techniques dans un document afin de permettre à d’autres développeurs de prendre le relais en matière de maintenance ou d’évolution du logiciel ou du site.

Les langages les plus utilisés :

C, C++, C#, ASP, VB.net, Java, PHP, SQL, XML mais aussi Cobol, Fortran ou encore HTML / XHTML, CSS, JS…

– Phase de test : cette opération cruciale permet de vérifier techniquement et fonctionnellement le bon fonctionnement et la cohérence du site ou de l’outil de gestion (tests unitaires et tests d’intégration). Au besoin, il effectue les modifications nécessaires pour se conformer au cahier des charges préalablement défini. Puis, il participe au lancement de l’application.

– Phase de recette : c’est la livraison même du produit conformément aux exigences du cahier des charges. Cette dernière phase peut être complétée par l’élaboration par le développeur d’une documentation technique et fonctionnelle destinée aux clients voire même par la formation des utilisateurs au nouvel outil.

Il peut être amené à intervenir en tant que support technique pour réaliser des dépannages ou corrections de problèmes rencontrés par les utilisateurs.

Evolution de son métier :

Moins de programmation plus d’analyse dans leurs missions en raison de la simplification croissante des CMS (Content Management System) et l’appropriation régulière de solutions techniques existantes.

Télétravail ?

Possible même si cela n’est pas courant.

En général, le client préfère une présence sur site pour mieux superviser le projet et l’équipe.

Ses perspectives d’évolution fonctionnelle ou hiérarchique :

– chef de projet

– administrateur de systèmes, de réseaux ou de bases de données

– directeur technique

– ingénieur technico-commercial

Ses recruteurs :

– SSII (société de services en ingénierie informatique),

– Société d’édition de logiciel ou société utilisatrice,

– Société spécialisée dans l’achat de prestations informatiques.

Son statut :

Salarié ou freelance

Salaire :

Le salaire ou le taux journalier varie selon la complexité du projet, du secteur d’activités, du niveau de formation et d’expérience du consultant développeur.

En général, un développeur débutant perçoit 2 100€ brut par mois ; ce salaire peut s’élever à plus de 3 500€ par la suite (source CIDJ)

Formation initiale : (source Onisep)

Niveau technicien : Bac+2

– BTS informatique de gestion, option développeur d’applications ;

– DUT informatique ;

– DEUST sciences pour l’ingénieur, spécialité informatique ; DEUST technicien des systèmes d’information et de communication. Ces diplômes se préparent en deux ans après le bac. Admission sur dossier et/ou entretien.

Niveau intermédiaire : licences pro en programmation

– licence pro systèmes informatiques et logiciels, option analyste-concepteur ;

– licence pro sciences et technologies systèmes informatiques et logiciels, spécialisation conception et maintenance de logiciels libres.

Ce diplôme se prépare en un an après un BTS, un DUT ou un DEUST.

Niveau ingénieur : Bac+5

– master pro sciences et technologies de l’information et de la communication, mention informatique, spécialité modélisation, optimisation et conception des systèmes

– écoles d’ingénieurs et écoles spécialisées en informatique ayant une filière spécialisée en programmation

Formation professionnelle : 

Dans le cadre d’une reconversion, le métier de développeur peut également s’acquérir via une formation spécifique du type “développement et intégration”, “standards pour développeur” , “PHP – MySQL”…Peut-être moins techos au départ, ces profils peuvent se révéler très intéressants pour le “client ou l’employeur” qui bénéficie alors d’une compétence métier différente et d’une culture et expérience “projet”  déjà très significative.

Qualités requises :

–  rigueur

–  méthode

–  autonomie

–  capacité à travailler en équipe

–  capacité d’adaptation

–  force de proposition

Avantages du métier :

Le développeur peut intervenir dans des secteurs d’activité très variés ce qui permet d’accroître ses débouchés et lui donner ainsi une approche multiculturelle, toujours bénéfique.

Exemple de secteurs : télécommunications, édition, transports, banque, assurance, industrie automobile, aéronautique, commerce, grande distribution ou encore secteurs non marchands (administration, collectivités, établissements publics, santé, social…)

Inconvénients du métier :

Horaires parfois décalés (travail de nuit, jours d’astreinte) en raison des mises en production ou autres pics de charge.

Marché de l’emploi : dynamique

Le développeur est davantage sollicité dans le domaine de l’informatique de gestion que dans celui de l’informatique industrielle, sachant que les langages orientés Web et informatique mobile sont les plus porteurs.

Conseils d’Opteamis :

Toujours se mettre à jour dans ses connaissances techniques compte tenu d’un environnement concurrentiel de plus en plus tendu et avec des logiciels qui deviennent vite obsolètes. Assurer une veille technologique en matière d’évolution des langages de programmation, des solutions techniques mais aussi de nouveaux outils conditionne votre employabilité.

Savoir imaginer, anticiper les besoins futurs doit être un réflexe professionnel.

Attention, plus un service est petit plus la polyvalence doit être grande.

A terme, cultiver une double casquette technico-fonctionnelle. En ayant en effet, en sus de votre expertise technologique, une bonne appréhension de certains enjeux métiers/domaines fonctionnels, votre profil ne sera que plus convoité et donc mieux valorisé (financièrement parlant notamment). C’est particulièrement vrai dans les domaines de la finance, grands donneurs d’ordre par excellence.